Début de la carrière solo
Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson sort quatre albums solo. L'album Got To Be There sort en janvier 1972 sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, avec Ben, le jeune Michael acquiert une plus grande maturité vocale, notamment dans les nombreuses ballades de cet album. La chanson-titre deviendra le premier no 1 solo de Michael Jackson en 1972[28]. La chanson étant tirée du film du même nom, ce titre lui vaudra un Golden Globe et une nomination aux Oscars[28]. Music And Me, sorti en 1973, ne rencontre pas le même succès que les trois précédents albums[27]. En 1975, Michael sort Forever, Michael.
Dangerous (1991 - 1993)
Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe avec Sony un contrat de 65 millions de dollars d'une durée de quinze ans au cours desquels il doit produire six albums pour Epic, apparaître dans des films et des courts-métrages. Les revenus que ce contrat pourrait générer sont évalués entre 890 millions et un milliard de dollars[55],[56]. Le premier de ces albums, Dangerous, sort le 26 novembre 1991 et devient no 1 des classements en trois jours[57]. Le total des ventes de Dangerous atteint 7 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis et devient le 3e album le plus vendu dans la carrière de Michael Jackson en atteignant 30 millions de copies vendues derrière Bad avec 32 millions de copies vendues[58].
L'album Dangerous contient quatorze chansons dont neuf singles qui sortiront successivement : Black or White (novembre 1991), Remember the Time (janvier 1992), In the Closet (avril 1992), Who Is It (juillet 1992), Jam (septembre 1992), Heal the World (octobre 1992), Give in to Me (février 1993), Will You Be There (mai 1993) – qui deviendra plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy – et Gone Too Soon une chanson en hommage à Ryan White, un jeune garçon victime du SIDA (novembre 1993).
Les vidéos accompagnant les singles comprennent de nombreuses stars parmi lesquelles : Michael Jordan (Jam), Kris Kross (Jam), Naomi Campbell (In The Closet), Eddie Murphy, Magic Johnson et Iman (Remember The Time), Macaulay Culkin (Black Or White) et Slash (Give in to Me).
Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, du 27 juin 1992 au 11 novembre 1993, Jackson annonce la création de son organisation caritative Heal the World, association qui sera rejointe par Heal The Kids en 2001 (les deux seront finalement dissoutes cette même année). Le 31 janvier 1993, il chante lors de la mi-temps de la finale du superbowl ; il interprète plusieurs de ses titres : Jam, Billie Jean, Black or White et Heal the World.
Le 17 août 1993, durant sa tournée de promotion pour l'album, Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans nommé Jordan Chandler. Le procès qui s'ouvrira, et pour lequel il sera relaxé, aura néanmoins une forte implication sur son état de santé, le forçant à annuler certains concerts de la fin de la tournée.
Compilations, best-of et nouvelles récompenses (2003 - 2007)
En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été no 1, intitulée Number Ones. La compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[73]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde durant sa promotion[74],[75]. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de quatre CD et un DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD.
Le 30 juin 2005, Michael quitte définitivement les États-Unis pour s'installer au Barhein où il est reçu en tant qu'invité du cheikh Abdullah Bin Hamad Bin Isa Al-Khalifa, le fils du roi.[76]
Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort, ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Le CD compilation et le DVD se vendent très bien (respectivement no 1 en France avec plus de 350 000 exemplaires vendus et no 1 des ventes de DVD musicaux en France)
Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[77].
En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou encore « Meilleur artiste de tous les temps »[78],[79]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums[80].
Mort
Circonstances
[Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Bel Air à Los Angeles, lorsqu'il perd connaissance peu avant midi. Les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department arrivent rapidement sur place[92] où ils constatent que son médecin personnel est déjà en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, Michael Jackson décède malgré plus d'une heure de tentatives de réanimation[93]. Le site TMZ.com, le premier, annonce la mort de la star[94]. Sa mort est annoncée officiellement à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson.
Une première autopsie médico-légale est pratiquée, puis à la demande de la famille, une deuxième dans un cadre privé quelques jours plus tard – le père de l'artiste ayant des doutes sur les raisons de la mort.[/size]Au fur et à mesure de l'enquête, les accusations se portent toutes sur son médecin personnel, criblé de dettes[95], qui lui aurait injecté du propofol.
Un hommage planétaire
À l'annonce de sa mort, de nombreuses personnes se sont rassemblées spontanément pour lui rendre hommage et les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont observé une minute de silence en son honneur[96]. La vague d'émotion qui a suivi sa mort a également provoqué un phénomène de média sans précédent, notamment au travers de l'audience mesurée par Akamai qui a fait état d'une progression de la consultation des sites d'information de plus de 50 %[97].